Forum du Collectif Citoyen opposé à l'exploration et l'exploitation des Gaz et Pétrole de Schiste. Ni ici, Ni ailleurs ! Ni aujourd'hui, Ni demain !

14 et 15 novembre 2013 : Daniel Villanova et son spectacle "La Croisade des Rabat-Joie" au théâtre Jean Vilar de Montpellier.
7 septembre 2013 : Projection de Gasland 2 au Diagonal de Montpellier (17h30), suivie d'un débat en présence du réalisateur.
11 octobre 2013 Conseil Constitutionnel : la QPC de Schuepbach est rejetée.
[Commission de Suivi+forages "expérimentaux"] 22 mars 2012 : le Décret est paru au JO. Voir le sujet dans "Documentation" + "Loi... : procédure, application..."
[Permis de Montélimar] 12 décembre 2011 : le groupe Total a déposé un recours auprès du Tribunal Administratif. Voir le sujet dans "Revue de Presse".
29 nov. 2012 : après la conférence environnementale, lancement du "débat national sur la transition énergétique" du gouvernement Ayrault.

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    Propagande et Désinformation printanières

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    Sophie

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    Propagande et Désinformation printanières

    Message  Sophie le 18/5/2013, 16:07

    "des Français plus sensibles au potentiel d'activité et d'emplois "
    => Article Le Monde du 27 mars 2013 <=
    Extraits :

    "Le regard des Français évolue sur le gaz de schiste. Selon le sondage réalisé par l'IFOP entre le 28 février et le 1er mars, les Français sont un peu moins fermés au gaz de schiste, résume Jérôme Fourquet, directeur du département opinion de l'institut [...].

    De fait, par rapport à une enquête similaire menée par l'IFOP, en août 2012, pour Le Monde, les lignes ont bougé. Les personnes interrogées sont désormais 92 % à "avoir déjà entendu parler du gaz de schiste" (contre 84 % il y a six mois) et, surtout, 53 % à savoir "de quoi il s'agit" (contre 44 %) [...]".
    ---------------

    "Schiste : communication ou manipulation ?"
    => Commentaire "Observatoire des Sondages" du 19 avril 2013
    Extraits :

    "{...] les Français sont un peu moins fermés au gaz de schiste. Cela aurait pu être autrement formulé : les Français sont toujours défavorables au gaz de schiste. Selon les normes habituelles de relations causales utilisées par les sondeurs, l’explication résiderait dans le contexte économique hausse du chômage, flambée des carburants, débat sur la désindustrialisation entraîne une adhésion plus forte aux avantages potentiels de cette énergie. Aucune question dans l’enquête n’a testé ce lien de causalité mais avec un peu d’intuition…. Le temps de passer d’une hostilité moindre à une adhésion [...].

    A-t-on précisé aux sondés que le commanditaire de cette étude était une filiale de la société pétrolière et gazière américaine, eCORP International [eCORP Stimulation Technologies (ecorpStim)] [...] ?

    Un bel exercice de communication conclut le journaliste du Monde. Nous sommes plus sévères : c’est plutôt une opération ordinaire de manipulation où l’on interroge des gens non informés et où il est exceptionnel que le public le soit".
    ---------------
    Vous avez dit "eCORP Stimulation Technologies (ecorpStim)" ? Bizarre, comme c'est bizarre. Nous retrouvons justement son PDG, John Francis Thrash, qui accorde un entretien à "Usine Nouvelle". Et qu'est ce qu'on y apprend ? Eh bien que ce brave Monsieur a été auditionné mi-avril par l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPCEST)...
    "Gaz de schiste : l’histoire ne s’arrête pas à Gasland"
    => Entretien "Usine Nouvelle" du 9 mai 2013
    Extraits :

    John Francis Thrash, PDG de eCorpStim, promeut l’exploitation des gaz de schiste par stimulation de la roche au propane liquide, à la place de la controversée fracturation hydraulique. En France, il mène un intense travail de lobbying [...].

    Usine Nouvelle - Pourquoi êtes-vous si présent en France, alors que les gouvernements successifs s’opposent à l’exploitation des gaz de schiste ?

    John Francis Thrash - Nous pensons que la technologie de stimulation au propane, proposée par notre société, est à la fois plus élégante et plus efficace que la fracturation hydraulique [...].

    UN - Comment le débat français va évoluer sur ce sujet ?

    JFT - Si j’avais vu "Gasland" sans avoir mes connaissances en chimie et en géologie, j’aurais été très effrayé [...]. En France, le débat est de plus en plus porté vers l’aspect scientifique. En la matière, la France a de puissantes ressources.
    Ce pays possède les sociétés les plus compétentes au monde, à commencer par l’IFPEN (Institut Français du Pétrole-Energie Nouvelle), pour comprendre les réels enjeux. Je suis convaincu que le débat va évoluer rapidement. D’autant plus qu’au-delà des aspects techniques, les questions vont de plus en plus porter sur l’économie et l’emploi.

    UN - Vous vantez les mérites de la stimulation au propane qui ne consomme ni eau, ni produits chimiques… Dans ce cas, pourquoi ne prend-elle pas le pas sur la fracturation hydraulique aux Etats-Unis ?

    JFT - A l’origine, aux Etats-Unis, l’eau était peu chère et le coût général du système était attractif. Par ailleurs, l’accès aux ressources hydriques n’y est pas vraiment problématique. Par la suite, d’importants progrès ont été faits sur le recyclage de l’eau et sur l’utilisation de produits biodégradables à la place des éléments chimiques [...]".
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    Sophie

    Date d'inscription : 18/06/2011
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    Après le "GreenWashing, voici "l'AstroTurfing"

    Message  Sophie le 20/5/2013, 07:31

    "Une campagne visant à planter des jachères florales autour des fermes, une coalition de fermiers pro-OGM ou des organisations sociales promouvant le gaz de schiste ? Pour défendre leurs intérêts industriels au niveau de l’Union européenne, certains lobbies n’hésitent pas à les déguiser sous de pseudo-revendications citoyennes [...]".
    Extraits :

    "Si, la crise économique aidant, certaines ONG sont devenues moins regardantes sur leurs bailleurs de fonds, comme le pointe Paul de Clerk [coordinateur de la cellule européenne de Friends of the Earth - Amis de la Terre], certains lobbies n’hésitent pas par ailleurs à créer de toutes pièces des forums, coalitions et autres organisations soi-disant issues de la société civile en fonction de leurs besoins.

    Selon l'ONG américaine Center for Media and Democracy, à "l’inverse du militantisme de base, qui tend à être riche en membres et pauvre en argent, les campagnes d’astroturfing sont riches en argent et pauvres en membres. Elles sont financées largement par des entreprises, qui utilisent des bases de données sophistiquées et louent les services d’organisateurs pour embrigader des activistes moins informés afin de leur faire envoyer des lettres à leurs élus ou pour monter des actions militantes [...].

    Martin Pigeon, chercheur au Corporate Europe Observatory, une association militant pour mieux contrôler les pratiques des groupes d’influence, pointe le rôle des agences de relations publiques dans l’organisation de ces campagnes : une des principales activités des agences de relations publiques qui travaillent dans le quartier européen à Bruxelles est de gérer les associations professionnelles qui représentent les intérêts des entreprises clientes. Elles leur fournissent un secrétariat, une boîte aux lettres, un site web… Entre créer une association professionnelle et une organisation aux contours plus flous, plus mouvants, la limite est vite franchie. Dans les cas extrêmes, la source de financement réelle peut être occultée. Mais la plupart du temps, il suffit d’aller cliquer dans l’onglet "A propos" du site pour découvrir qui tire les ficelles derrière. Seulement, combien de gens le font-ils ? [...].

    Nous avons testé la méthode, au hasard, avec la Coalition des citoyens pour l’Energie Responsable (CC-RE). Ces partisans du gaz de schiste ont fait leur entrée remarquée en novembre à Strasbourg en organisant une réception le jour où le Parlement européen examinait un rapport sur son impact environnemental.

    La Coalition, qui ne cache pas être financée par des entreprises polonaises actives dans le secteur énergétique (PGNiG, KGHM, LOTOS), se présente comme un groupe d’individus, d’organisations sociales et de représentants des gouvernements. Elle compte en fait seize membres polonais, dont deux maires, un sénateur, des clubs d’entrepreneurs, des associations d’ingénieurs et d’employeurs du secteur minier. Son numéro de téléphone correspond à celui de C-media, une agence de relations publiques basée à Varsovie [...]".

      La date/heure actuelle est 12/12/2017, 08:49