Forum du Collectif Citoyen opposé à l'exploration et l'exploitation des Gaz et Pétrole de Schiste. Ni ici, Ni ailleurs ! Ni aujourd'hui, Ni demain !

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    [Doc] Les sables bitumineux

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    Sophie

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    [Doc] Les sables bitumineux

    Message  Sophie le 4/10/2011, 08:59

    "H2Oil" : documentaire (50 mn) de Shannon Walsh (2009)
    A voir => ici <=
    => Plus d'infos <=

    Voir aussi le sujet ouvert par Sandrine sur le Forum => ici <= au sujet notamment du projet de pipeline Keystone XL

    Extraction de sables bitumineux à Fort McMurray,
    dans l'Alberta, au coeur des gisements canadiens.


    Dernière édition par Sophie le 22/1/2012, 10:52, édité 4 fois
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    Sophie

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    Re: [Doc] Les sables bitumineux

    Message  Sophie le 4/10/2011, 21:10

    Romandie News du 4 octobre
    "Bruxelles tente de bloquer le pétrole
    extrait des sables bitumineux"

    BRUXELLES - L'Union européenne a adressé mardi aux Etats membres une proposition pour limiter l'utilisation du pétrole tiré des sables bitumineux dont l'exploitation représente une menace pour l'environnement.

    Avec cette mesure, nous adressons un signal aux producteurs de carburants fossiles car il est important pour l'avenir de quantifier leur impact sur l'environnement, a souligné la commissaire en charge du Climat, Connie Hedegaard.

    L'exploitation des sables bitumineux et des schistes argileux pour en tirer du pétrole et du gaz demande plus d'énergie que pour les forages traditionnels et a pour conséquence une production plus élevée de gaz à effet de serre.

    La proposition soumise aux Etats membres de l'UE prend en compte cet impact et le quantifie.

    Les émissions liées à l'extraction de pétrole brut sont ainsi estimées à 87,5 grammes d'équivalent CO2 par megajoule, l'huile de sable bitumineux à 107 g d'équivalent CO2 par mégajoule, l'huile de schiste à 131,3 g, le charbon transformé en fuel liquide à 172 g, le gaz naturel converti en fuel liquide à 97 g et les déchets de plastique à 86 g.

    L'Union européenne s'est engagée en 2008 à réduire de 6% les émissions de CO2 provenant des carburants utilisés par les moyens de transport.

    L'objectif est de dissuader les Européens d'utiliser du pétrole et des huiles dont la production est jugée polluante.

    Les deux principaux producteurs de pétrole tirés des sables bitumineux sont la province canadienne de l'Alberta et le Venezuela. Il exportent actuellement très peu de pétrole vers l'UE: l'équivalent de 0,01% des importations, mais la production au Canada est appelée à tripler d'ici à 2020.

    Le pétrole extrait des sables bitumineux dans la province canadienne de l'Alberta est transformé en gazole et en kérosène aux Etats-Unis, puis exporté vers l'Europe.

    La proposition n'a pas fait l'unanimité des 27 commissaires et l'un de ses plus farouches opposants a été le commissaire libéral belge Karel de Gucht, chargé du commerce extérieur, a-t-on appris de source communautaire. Il a été soutenu par l'Italien Antonio Tajani (Industrie) et l'Allemand Günther Oettinger (Energie), a-t-on précisé.

    La proposition vise essentiellement les importateurs de pétrole extrait de sables bitumineux ou de schistes et les quelques producteurs européens de cette variété de pétrole. Mais elle vise également à prendre date pour l'avenir.

    Greenpeace a salué la proposition de la Commission, analysée comme une interdiction de facto des importations de carburants extraits des sables bitumineux.

    Si les Etats donnent leur accord, les producteurs auront alors une nouvelle raison d'investir dans des technologies propres, a pour sa part commenté Jos Ding, directeur de l'association Transport et Environnement en adressant un coup de chapeau à la commissaire Hedegaard pour ne pas avoir cédé aux lourdes pressions du Canada et de l'industrie du pétrole.
    (©AFP / 04 octobre 2011 18h43)
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    Sophie

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    Sables bitumineux : l'Europe préfère prévenir que guérir

    Message  Sophie le 7/10/2011, 10:01

    Extrait :

    L'Union européenne (UE) propose d'adopter une directive qui pourrait bien ennuyer le Canada et le Venezuela. Si elle importe pour l'instant très peu de pétrole tiré des sables bitumineux, elle souhaite dissuader les pays qui y ont déjà recours, considérant que l'extraction de cette nouvelle source de pétrole occasionne davantage d'émissions de CO2 que le pétrole brut [...].

    Un rapport officiel du gouvernement canadien publié mardi confirme que la pollution atmosphérique issue des sables bitumineux a plus que doublé au cours des dix dernières années, conduisant à de fréquentes pluies acides.

    Or, l'Union européenne s'est engagée en 2008 à réduire de 6 % les émissions de CO2 provenant des carburants, ce qui explique en partie cette prise de position préventive. "Avec cette mesure, nous adressons un signal aux producteurs de carburants fossiles, car il est important pour l'avenir de quantifier leur impact" sur l'environnement, affirme Connie Hedegaard [...].
    -----------------------------
    Ce discours est pourtant à nuancer puisque, en même temps, Connie Hedegaard, Commissaire en charge du Climat, a déclaré que "l'Union européenne ne devrait pas fermer la porte à de nouveaux développements tels que le gaz de schiste à un stade précoce", ne "pas être favorable à un moratoire". "On ne peut pas dire non d'emblée à une technologie", a-t-elle justifié.
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    Sophie

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    Total en Alberta

    Message  Sophie le 11/10/2011, 06:57

    "Le géant français extrait environ 20.000 barils par jour de ce pétrole non-conventionnel [sables bitumineux] dans la province d’Alberta, à l’ouest du pays. Une exploitation qui, selon Greenpeace, provoque des conséquences environnementales et sociales majeures, avec la destruction de la forêt boréale, la pollution des eaux et des sols, et l’émission de 4,5 fois plus de gaz à effet de serre que l’extraction de pétrole conventionnel. Malgré ces risques, Total prévoit d’investir dans cette exploitation entre 11 et 14,5 milliards d’euros."
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    Sophie

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    Total et les sables bitumineux

    Message  Sophie le 11/10/2011, 07:12

    L’Assemblée générale des actionnaires de Total a été l’occasion pour le groupe, d’annoncer un bénéfice record pour 2010 avec un résultat net de 10,3 milliards d’euros.

    Les Amis de la Terre France et leurs partenaires venus de Madagascar et du Canada réitèrent auprès du géant énergétique leur demande de cesser tout investissement dans les hydrocarbures non conventionnels, notamment les sables bitumineux et les gaz de schiste. L’exploitation de ces ressources contribue à l’aggravation de la crise climatique, à la destruction de l’environnement et affecte irrémédiablement les conditions de vie des populations locales. Aux impacts sociaux et environnementaux désastreux s’ajoute le coût économique élevé de ces projets, autant d’argent qui n’est pas consacré au développement d’énergies propres.

    Année après année, Total annonce des profits faramineux : en 2010, le groupe a engendré le bénéfice le plus important du CAC 40 avec un résultat net de 10,3 milliards d’euros, en hausse de 32 % par rapport à l’année 2009. Si certains actionnaires peuvent se réjouir des bons résultats du groupe, ce dernier, maître de l’optimisation fiscale, n’a payé aucun impôt sur les sociétés en 2009 et 2010, arguant que ces activités en France seraient déficitaires. Selon la multinationale : « Ce résultat reflète à la fois l’amélioration de l’environnement et la solidité des performances du Groupe » : une nouvelle provocation de la part d’une multinationale connue pour son irresponsabilité et qui donne la priorité aux intérêts économiques quel qu’en soit le prix, y compris le sacrifice des peuples et de la planète.

    Loin de tirer la leçon du désastreux bilan de l’exploitation des sables bitumineux au Canada, Total compte continuer à développer ses activités dans cette région et ailleurs dans le monde. De nouvelles catastrophes sont annoncées, notamment à Madagascar avec le projet de Bemolanga, qui menace une des plus grandes réserves de biodiversité, ainsi que les ressources en eau et les zones de pâturage, indispensables aux communautés locales qui vivent principalement de l’élevage. A cela s’ajoutent la multiplication des projets d’exploitation de gaz de schiste, en France, aux États-Unis, en Argentine et au Danemark.

    Des militants, représentants des Premières nations canadiennes et de la société civile malgache, sont actuellement à Paris pour pouvoir apporter directement leur témoignage et interpeller Total. Juliette Renaud, chargée de campagne aux Amis de la Terre commente : "Ces projets se font sans réelle consultation ni consentement libre, informé et préalable des populations locales, qui se retrouvent souvent abandonnées par leurs gouvernements et démunies face à l’immensité des impacts provoqués par les activités des multinationales pétrolières. Il est temps pour Total de réagir et de se tourner vers l’avenir en préparant l’indispensable transition énergétique et en développant massivement les investissements dans le domaine des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique".

    Par ailleurs, de nombreux doutes existent concernant la viabilité financière à long terme de l’exploitation des sables bitumineux. En effet, l’exploitation de ces hydrocarbures non conventionnels implique des coûts d’investissement très importants, et leur rentabilité repose sur le maintien des prix du pétrole à un niveau élevé (70 à 100 dollars le baril), et des prix du carbone à un niveau bas. Les compagnies pétrolières comme Total misent sur des fausses solutions comme le captage et le stockage du carbone, alors que leur efficacité n’a pas encore été prouvée et que les coûts de leur utilisation à échelle commerciale sont considérables voire prohibitifs. Selon Yann Louvel, référent sur la Responsabilité des acteurs financiers aux Amis de la Terre : "Avec le développement des sables bitumineux, Total est engagé dans une course en avant et va droit dans le mur. Ses actionnaires et les investisseurs devraient commencer à se poser plus de questions, demander des comptes à Total et retirer leur soutien à ces projets."
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    Sophie

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    Les sables bitumineux au Congo

    Message  Sophie le 16/10/2011, 07:47

    Le Congo et ENI s’entendent pour exploiter des sables bitumineux
    Le PDG du groupe italien ENI, Paolo Scaroni, a conclu avec Denis Sassou N’Guesso le lancement, pour l’an prochain, d’une unité pilote pour l’exploitation des sables bitumineux.
    Déjà en 2008 ENI avait signé un accord avec le gouvernement congolais pour explorer des sables bitumineux sur une superficie de 1790 km², dans le Sud du pays.
    « Tout cela sera fait en tenant compte de l’environnement qui reste la première priorité de notre activité dans le pays », a déclaré le PDG italien en sortant de son entretien.
    Avec, entre autres, l’Afrique du Sud, le Maroc, Madagascar ou encore l’Algérie, il semble que l’Afrique se profile en terrain d’exploitation des gaz de schiste ou de sables bitumeux que l’Europe se refuse pour l’instant à exploiter par souci de préserver son environnement.
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    Sophie

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    Graves conséquences sur le changement climatique

    Message  Sophie le 22/1/2012, 11:13

    Les pays du Sud en première ligne
    => Article ZeGreenWeb du 11 janvier 2012 <=
    Extraits :

    "Ils sont LE scandale environnemental du Canada et de la province de l’Alberta en particulier. Rentables, ils suscitent de facto les convoitises des grands groupes pétroliers, BP et Total pour ne citer qu’eux. Avec l’assentiment d’Ottawa qui, malgré une empreinte écologique accablante et de nombreuses études à charge, y compris en ce qui concerne les conséquences sur les populations riveraines, continue de faire la sourde oreille et d’encourager leur exploitation (en plus d’avoir décidé de sortir du Protocole de Kyoto). Abritant une biodiversité d’une exceptionnelle richesse, Madagascar est aussi concerné et, par l’odeur alléchée des pétrodollars, son gouvernement n’est pas plus exemplaire en matière de lutte contre le réchauffement climatique [...].
    L’exploitation intensive des sables bitumineux pourrait en effet impacter négativement et gravement la production alimentaire mondiale, qui fait déjà l’objet de nombreuses prédictions pessimistes étant donné l’accroissement démographique et l’augmentation des températures. D’après M. Wheeler, si la totalité des réserves de l’Alberta – estimées à plus d’1,8 milliard de barils annuels (!) – étaient exploitées et le pétrole brut extrait intégralement brûlé à l’horizon 2100, ce qui ne peut bien sûr être exclu, il en résulterait une émission astronomique de… 209 gigatonnes de carbone dans l’atmosphère [...].

    Concernant Madagascar, lire l'entretien avec la militante environnementaliste malgache Holly Rakotondralambo à l’organisation britannique World Development Movement (WDM), en juillet 2011 => ici <=
    Holly, qui représente une alliance de 28 organisations malgaches de défenseurs de l’environnement et des droits humains qui s’inquiètent des conséquences de l’exploitation des sables bitumineux à Madagascar, si elle devait se poursuivre, était venue en Grande-Bretagne notamment pour demander à la Royal Bank of Scotland (RBS) de ne pas financer la participation de Total à l’exploitation des sables bitumineux.

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    Re: [Doc] Les sables bitumineux

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