Forum du Collectif Citoyen opposé à l'exploration et l'exploitation des Gaz et Pétrole de Schiste. Ni ici, Ni ailleurs ! Ni aujourd'hui, Ni demain !

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7 septembre 2013 : Projection de Gasland 2 au Diagonal de Montpellier (17h30), suivie d'un débat en présence du réalisateur.
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[Commission de Suivi+forages "expérimentaux"] 22 mars 2012 : le Décret est paru au JO. Voir le sujet dans "Documentation" + "Loi... : procédure, application..."
[Permis de Montélimar] 12 décembre 2011 : le groupe Total a déposé un recours auprès du Tribunal Administratif. Voir le sujet dans "Revue de Presse".
29 nov. 2012 : après la conférence environnementale, lancement du "débat national sur la transition énergétique" du gouvernement Ayrault.

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    L'A.I.E. cautionne l'exploitation des gaz de schiste

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    Sophie

    Date d'inscription : 18/06/2011
    Localisation : Montpellier - Celleneuve
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    L'A.I.E. cautionne l'exploitation des gaz de schiste

    Message  Sophie le 5/10/2011, 09:15

    "L'Agence Internationale de l'Energie cautionne l'exploitation des GdS"
    => Article Enerzine du 5 octobre 2011 <=
    Extrait :
    "Nous pensons que le développement des gaz non conventionnels est très bienvenu", a déclaré lors d'une conférence de presse, l'économiste en chef de l'Agence internationale de l'Energie (AIE) Fatih Birol. Cependant, il a admis que les compagnies doivent utiliser "les meilleures normes pour veiller à ce que leur exploitation ne nuise pas à l'environnement."
    "Ces gaz coincés dans les roches souterraines transforment les marchés du gaz, ils apportent plus de sécurité en faisant émerger de nouveaux producteurs à travers le monde", a t-il également fait savoir, citant des pays à très hauts potentiels comme les Etats-Unis, la Pologne, ou encore la France.
    "Nous pensons qu'avec les meilleures technologies déjà disponibles actuellement, les gaz de schiste peuvent être produits dans la plupart des cas sans nuire à l'environnement", a affirmé M. Birol.
    L'A.I.E., c'est quoi ?

    Histoire & Fonctionnement
    "Créée en 1974 suite au premier choc pétrolier, l'AIE est une organisation internationale destinée à faciliter la coordination des politiques énergétiques des pays membres. Elle s'est tout d'abord donné pour but d'assurer la sécurité des approvisionnements énergétiques (pétrole principalement) afin de soutenir la croissance économique. Elle entend accomplir au XXIe siècle cet objectif, tout en contribuant à la protection de l'environnement, à la réflexion sur les changements climatiques et sur les réformes des marchés.
    L'AIE étudie en détails tous les secteurs énergétiques sauf le domaine de la fission nucléaire, analysé par l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA)
    Suite aux dégâts occasionnés par l'ouragan Katrina, l'AIE coordonne l'action des États-membres pour garantir les approvisionnements pétroliers, notamment en puisant dans les réserves stratégiques des États-Unis, de l'Allemagne et de la France.
    L'Agence internationale de l'énergie est composée d'un Conseil de direction (hauts fonctionnaires chargés de l’énergie envoyés par les différents pays membres) qui se réunit périodiquement et d'un Secrétariat (effectif permanent de spécialistes des questions énergétiques) placé sous l'autorité d'un Directeur exécutif.

    Révélations de la presse britannique
    Juste avant le lancement du WEO 2009, un haut-responsable de l’AIE, cité par le quotidien britannique "The Guardian", a révélé que l'institution internationale minimisait délibérément le danger d'une pénurie de pétrole. Selon cette source anonyme, l’AIE minimise le danger d'une pénurie pour ne pas créer un mouvement de panique.
    "Beaucoup au sein de l'organisation estiment que même parvenir à un niveau de production de 90 ou 95 millions de barils/jour serait impossible, mais on craint des mouvements de panique sur les marchés financiers si les chiffres sont baissés."
    Selon l’AFP, une seconde source non identifiée au sein de l'AIE a indiqué qu'une de ses règles fondamentales est de "ne pas irriter les Américains" mais qu'en fait il n'y a pas autant de pétrole dans le monde que ce que l'Agence affirme. "Nous avons atteint le point le plus haut en ce qui concerne le pétrole. Je pense que la situation est vraiment mauvaise", a-t-il affirmé.
    => Wikipedia <=
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    Sophie

    Date d'inscription : 18/06/2011
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    Humeur : Enervée

    Re: L'A.I.E. cautionne l'exploitation des gaz de schiste

    Message  Sophie le 10/6/2012, 09:22

    "Des règles d'or pour convaincre les opinions publiques"
    => Article 20minutes.fr du 29 mai 2012 <=
    => Article Actu-Environnement du 30 mai 2012 <=
    Extraits :

    "L'Agence internationale de l'Energie (AIE) a proposé mardi [29 mai] une série de «règles d'or» destinées à doper l'exploitation des gisements de gaz de schiste en limitant l'impact environnemental, avec pour objectif de tripler la production de ces hydrocarbures controversés. Dès l'an dernier, l'AIE, bras énergétique des pays industrialisés, avait prédit «un âge d'or du gaz» dans les prochaines décennies, mais celui-ci ne pourra se concrétiser qu'avec une exploitation extensive des ressources de gaz non conventionnels, a-t-elle averti dans un nouveau rapport présenté à Londres [...]."

    "Le document de 150 pages doit répondre aux préoccupations des opinions publiques [...]. L'exploitation des importantes ressources de gaz naturel non-conventionnel est la clé de l'âge d'or du gaz, juge l'Agence dont le rapport rédigé en anglais n'est traduit qu'en deux langues, le chinois et le polonais, soulignant de fait l'intérêt porté par ces deux pays aux ressources gazières non-conventionnelles [...]".

    "Selon l'AIE, l'adoption d'une série de «règles d'or» pourrait rendre l'exploitation des gaz de schiste plus acceptable pour les populations et plus sûre pour l'environnement, et «ouvrir la voie à un développement à grande échelle» de ces gisements. Outre «une transparence complète» de la part des industriels, «les sites de forage doivent être soigneusement choisis pour (...) minimiser les risques de secousses sismiques», tandis que «les fuites dans les nappes phréatiques peuvent être empêchées par des standards plus élevés dans la conception des puits», préconise l'Agence [...]."

    Deux scénarios
    "Le document décline le scenario GAS en deux trajectoires distinctes. Avec l'option Golden Rules Case, qui se base sur la généralisation des règles d'or, l'AIE juge possible une vive expansion de l'approvisionnement en gaz non-conventionnel assortie de conséquences d'une grande portée. Parmi les conséquences attendues figurent un triplement de la production de gaz non-conventionnel entre 2010 et 2035, une pression à la baisse exercée sur les prix du gaz, des investissements et des emplois…

    A l'inverse, l'hypothèse Low Unconventional Case découlant de la non mise en application des règles de bonne conduite proposées par l'AIE et d'un rejet des projets gaziers par le public ne prévoit qu'une faible hausse de la production gazière. Une telle situation aurait notamment pour conséquence des émissions de CO2 liées à la production électrique plus élevées.

    Cependant, l'écart entre les deux scénarios développés par l'agence peine à convaincre. Selon l'AIE, en 2035 les émissions de gaz carbonique liées à la production électrique dans un monde qui aurait en grande partie renoncé aux gaz de schiste ne dépasserait que de 1,3% celles associées à la "vive expansion" défendue par l'Agence. Compte tenu de l'échéance de la prévision et des difficultés inhérentes à l'exercice, l'écart ne paraît pas décisif. Cela d'autant plus que l'AIE souligne que dans les deux situations les émissions sont bien supérieures à ce que préconise la trajectoire permettant de limiter à 2°C la hausse moyenne des températures globales [...].

    La France et son interdiction
    [...] S'agissant de la France, l'AIE revient sur les étapes ayant conduit à l'interdiction de la fracturation hydraulique. Dans le scénario Golden Rules Case, les spécialistes de l'AIE estiment que la France y renoncera [...].
    Par ailleurs, le document rappelle la longue histoire de l'exploitation pétrolière dans le Bassin parisien. Au début des années 1980, la possibilité de trouver de grandes quantité de pétrole a suscité de grand espoirs, mais l'exploration s'est révélée décevante et la production n'a jamais dépassé quelques centaines de milliers de barils par jour, rappelle l'AIE. Une désillusion qui permet de justifier l'existence de réserves non-conventionnelles substantielles. Certains géologues ont récemment défendu l'idée que l'absence d'importants champs pétroliers s'explique par le fait que les hydrocarbures n'aient pas été expulsés de la roche mère [...]".
    A lire aussi, l'excellent article du 31 mai 2012
    "L'AIE sème le trouble sur les GdS" sur
    => ZeGreenWeb <=
    Extraits :

    "Les groupes pétroliers devraient s’approprier une partie des dernières conclusions de l’Agence Internationale de l’Énergie (AIE)…

    François Hollande avait indiqué brièvement durant la campagne qu’il ne fermerait pas la porte à une exploitation des gaz de schiste respectueuse de l’environnement, ce qui suppose la mise au point de techniques plus «propres» que la fracturation hydraulique [...].
    Sur ce dossier brûlant, qui a déchaîné les passions dans nos frontières et pourrait s’embraser si elle cédait devant le lobbying de Total, fleuron national prompt à souligner le caractère rentable de l’exploitation et à lui opposer la hausse des prix à la pompe, la Commission européenne patine. Comment concevoir une législation continentale à la fois soucieuse des intérêts de la planète et des pétroliers concernés ? Elle continue de se poser cette question qui, précisément, ne se pose pas aux yeux des défenseurs de l’environnement [...].
    Selon l’AIE, il est donc indispensable de «bétonner» en amont pour convaincre ou à tout le moins apaiser en aval.
    En l’état actuel, on voit cependant mal les anti-gaz de schiste lâcher prise ou se laisser endormir. Leur opposition est à la fois de principe et accréditée par de très solides arguments. Encore faut-il avoir le pouvoir de les transformer en mesures…"
    Egalement, cet article du 30 mai 2012,
    qui mitige quelque peu l'enthousiasme du rapport :

    "Fatih Birol : Le gaz de schiste n'est pas l'approche idéale" sur
    => Euractiv <=
    Extraits :

    "Produire davantage de gaz non conventionnel serait une bonne option pour remplacer le charbon, a expliqué Fatih Birol, l'économiste en chef de l'AIE, lors de la présentation du rapport «Golden Rules for a Golden Age of Gas» à Bruxelles. Mais ce n'est pas l'approche idéale. L'idéal, ce serai une stratégie davantage axée sur les énergies renouvelables, l'efficacité et les technologies faibles en carbone, a-t-il commenté.
    Le gaz de schiste pourrait contribuer à la transition vers une économie sans carbone, à condition qu'un certain nombre d'exigences sociales, réglementaires et environnementales soient respectées, peut-on lire dans le rapport de l'AIE.

    Les organisations de défense de l'environnement ont toutefois fait part de leur mécontentement. Selon les propres estimations de l'agence, cette approche aboutirait à une augmentation des températures mondiales de 3,5 °C. La planète s'en trouverait considérablement changée, selon le Dr James Hansen du Goddard Institute for Space Studies de la NASA [...].
    Une augmentation des température de 3,5 °C est inacceptable pour l'Homme, le climat, les espèces vivantes et l'équilibre fragile de notre planète, a précisé M. Birol [...].

    M. Birol a reconnu que l'AIE avait changé de ton et qu'elle concentrait son discours sur les réalités politiques actuelles. Il a toutefois fait part de ses préoccupations quant à l'élimination des subventions allouées aux énergies renouvelables en raison du prix peu élevé du gaz.
    Ce serait imprudent et réducteur, a-t-il prévenu. Ce type de décision entraînerait à coup sûr des retombées à long termes sur le secteur énergétique et le changement climatique.
    Les défenseurs de l'environnement seront d'ailleurs heureux d'apprendre qu'il a refusé d'étendre la notion d'«âge d'or» à d'autres carburants non conventionnels comme les sables bitumineux.
    L'UE est en différend avec le Canada, car elle projette de classifier les sables bitumineux comme un carburant «très polluant» dans le cadre de sa directive sur la qualité des carburants, actuellement au point mort sur le plan juridique.
    J'estime que l'UE a tous les droits d'exposer ses sensibilités sur la question, a souligné M. Birol. Je pense toutefois qu'au vu des prix, de l'offre et de la demande dans le monde, ce pétrole trouvera preneur. Si ce n'est pas dans l'UE ou aux Etats-Unis, ce sera ailleurs".

      La date/heure actuelle est 23/11/2017, 20:09